Nature & Paysage, un enjeu majeur à Bidart

Nature / grand projet,
Epurer l’Uhabia

Depuis 20 ans des millions ont été dépensés pour principalement … éloigner des éprouvettes de l’ARS les rejets biologiques éventuels de notre fleuve. Avec les fameuses portes à clapet qui bloquent l’embouchure certains jours et évacuent les eaux au large, au delà de la zone surveillée de baignade. Et pour le reste, circulez il n’y a rien à voir : le principe de la poussière sous le tapis !

Certes les apparences ont été sauvées, mais l’éventuelle pollution du fleuve et de l’océan est désormais dans tous les esprits. Qu’elle soit biologique, chimique, médicamenteuse, qu’elle touche les eaux de baignade, les ressources de pêche en mer, ou la faune du fleuve, le poison du doute est partout. Les Bidartars désertent leur plage, l’image n’est pas bonne et l’économie touristique pourrait en pâtir.

D’où notre grand projet, épurer l’Uhabia une fois pour toutes, en créant une « mission Uhabia » au sein de l’Agglomération, avec les autres communes des 6000 ha du bassin versant (Bidart, Guéthary, Arbonne, Ahetze, Arcangues, Ustaritz, St Pée, Biarritz). Une surface significative, à la portée d’une action politique résolue (ce serait une autre paire de manches sur l’Adour ou la Nivelle), pour faire de notre fleuve un exemple de bassin restauré; régénéré, épuré.

Santé et environnement : des enjeux majeurs
Recherche tous polluants / phytoépuration : analyser les eaux de chaque ruisseau ou affluent, remonter les cours, traiter par des méthodes aussi naturelles que possible
Remise en état ruisseaux et sources : dont les fameuses « Sources de Bidart »
Lâchers poissons, restauration ripisylve & biodiversité : tout le bassin doit être remis en bon état écologique, pas seulement la plage
Gestion crues / sécheresses : des bassins de rétentions peuvent être établis
Voie verte prolongée / Arbonne, Ahetze : un projet « durable » doit être économique, environnemental, et SOCIAL : quoi de meilleur pour les familles que de pouvoir se balader au long des affluents sur une piste plate ! A 10 km de la plage on n’est encore qu’à 11 m d’altitude …

Nature / mesures simples
Nos paysages au naturel

Enjeu écologique comme économique, pilier de l’art de vivre à Bidart, nos paysages doivent être préservés, mais sans action tapageuse de pure communication, très simplement, sobrement, au naturel …

1. Planter maintenant les arbres de demain : si un arbre met 20 ans à pousser (ou 50 ou 100 !), on l’abattra en 20 minutes … d’où l’urgence climatique à planter, planter et planter, non pas des arbres adultes à 10 000 €, mais des jeunes pousses, comme dans la nature … et surtout éviter de couper de nouveaux sujets !

Ombrager voie “verte » : des arbres d’ombrage, ainsi que tout ce que la biodiversité propose.
Alignement RD810 : dans la cadre du réaménagement de la RD810, profiter de l’élégance d’arbres d’alignement, ainsi que d’un second rideau derrière les commerces.
Corridor A63 : cacher l’autoroute, atténuer son bruit, capter sa pollution, 12 km de linéaire (2×6) à mener avec Vinci, et des chantiers d’insertion.
A la demande d’autres Bidartars, nous réfléchirons aussi à la Place, devenue si minérale et brûlante.

2. Faire cultiver nos 20 hectares publics : commune, EPFL, Siazim, possèdent au moins 20 hectares de terrains sur Bidart, la plupart du temps abandonnés aux herbes de la pampa et aux sangliers.
Paysans établis ou non, jardins partagés / éducatifs, lopins individuels
Il est important de les faire cultiver (ou pâturer) au plus tôt, car dans nos terres sont proches des lieux de consommation, et elles sont naturellement arrosées (1500 mm/an ici, contre 300 il y a deux ans à Perpignan, alors que même la vigne nécessite 600 mm !).
De les FAIRE cultiver, car depuis le Néolithique, ce sont les agriculteurs qui nourrissent l’humanité, pas les collectivités. Au lieu d’une ferme « Instagram » à Ilbarritz, FAIRE cultiver tout ce qui est possible par des paysans chevronnés, selon un cahier des charges établi par la cantine centrale (qualité, bio, etc).
Profiter d’autres espaces pour permettre à des agriculteurs novices, ou à des associations d’insertion, de s’essayer.
Proposer des jardin partagés, ou des lopins individuels, sur des espaces proches des bâtiments collectifs (Errotaberria, Chailla, Agoretta, Lore Landa …).
Encourager un potager éducatif près des écoles (juste après le parking des enseignants, plein sud, totale sécurité, ruisseau à coté, un lieu parfait !).

3. Panser les plaies de la corniche : avec son à-pic de 60 m, son « pitxot » (alluvions compressés) fouetté par les tempêtes, la source Juana qui la ravine, la falaise de la Corniche est clairement condamnée à terme, et personne ne va dépenser 20 M€ de travaux pour sauver 4 villas. En revanche, les propriétaires sont empêchés, pour des raisons mystérieuses ou dogmatiques, de réaliser à leurs frais des travaux de sauvegarde (toiles coco) ou de captation des eaux de ruissellement. La commune elle-même laisse les eaux pluviales dévaler la pente.
Cette Corniche est un des endroits les plus majestueux de Bidart, adoré par des centaines de promeneurs. Mesures d’urgence à réaliser avec l’Agglomération.
Quand on a dépensé 3 M€ aux Embruns, où il n’y a aucun enjeu de retrait littoral, on peut bien s’intéresser à notre trésor de la Corniche !

4. Concilier les usages : Bidart attire et grandit, chacun veut en profiter, à la mairie de concilier les usages, plutôt que de mettre des PVs.
Parcs à chiens : sur des sites de forte promenade, laisser gambader les chiens dans des parcs simplement grillagés, tandis que les maîtres papotent !
Gestion bruit A63, 2 roues, campings : arborer les bords d’autoroute, limiter sa vitesse à 110 km/h, sensibiliser les deux roues trop bruyants, réguler le bruit des campings et lieux festifs …

5. Protection arbres et bilan carbone avant tout chantier d’ampleur
Simple logique, aucun arbre coupé ou chantier de fausse écologie ! du simple bon sens.

6. Soutien à toute initiative Citoyenne et de quartier
Les projets environnementaux sont au coeur des préoccupations de toute une jeune génération (nous en comptons dans la liste !). Leurs projets nécessitent rarement de l’argent, juste un peu d’écoute et un carré de terrain (compostage). Aucune municipalité n’a le monopole des bonnes idées, encourager toutes les initiatives.


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